Alimentation pour sclérose en plaques : le guide pratique pour adapter son assiette

Adapter son alimentation aide à mieux vivre avec la sclérose en plaques.

  • Vitamine D et calcium protègent des os fragilisés.
  • Ostéoporose précoce plus fréquente, à dépister sans attendre.
  • Poissons gras, œufs, produits laitiers enrichis en vitamine D.
  • Canneberge et vitamine C contre les infections urinaires.
  • Activité physique adaptée et poids stable à entretenir.
  • Bonne hydratation pour le transit et les infections urinaires.

Vitamine D et calcium : les apports essentiels pour préserver ses os

La sclérose en plaques expose à un risque osseux particulier. Deux nutriments jouent un rôle central pour protéger le squelette : la vitamine D et le calcium. Leur suivi mérite une attention régulière, en lien avec l’équipe médicale.

Pourquoi cette vigilance ? Parce que plusieurs facteurs se cumulent chez les personnes atteintes de SEP. On observe notamment une ostéoporose précoce plus fréquente que dans la population générale, ainsi qu’un risque accru de fractures. L’alimentation et l’exposition au soleil deviennent alors des leviers simples à activer.

  • Vitamine D : indispensable à la minéralisation osseuse, à surveiller par prise de sang.
  • Ostéoporose précoce : risque avéré, à dépister sans attendre les premiers signes.
  • Immobilisation et corticoïdes répétés : deux facteurs qui fragilisent l’os au fil du temps.
  • Vitamine C : acidifie les urines et aide à prévenir les infections urinaires.
  • Canneberge : utile en prévention des infections urinaires, très fréquentes dans la SEP.

Où trouver vitamine D et calcium dans l’assiette

La vitamine D provient surtout de l’exposition au soleil et de quelques aliments : poissons gras, œufs, produits laitiers enrichis. En cas de carence, un complément peut être prescrit par le médecin. Pour le calcium, pensez aux produits laitiers, aux eaux minérales calciques, aux amandes et aux légumes verts.

Ces apports se construisent dans la durée. Un point régulier avec le neurologue ou le médecin traitant permet d’ajuster si besoin, notamment lors des cures de corticoïdes, qui ont un impact direct sur le capital osseux.

Hygiène de vie globale : activité physique et poids

alimentation pour sclérose en plaques

Activité physique adaptée et gestion du poids

Le surpoids et l’obésité sont reconnus comme des facteurs prédisposant à la sclérose en plaques. Maintenir un poids stable fait donc partie intégrante de la prise en charge, au même titre que l’alimentation. Mais l’objectif n’est pas la performance : il s’agit de bouger régulièrement, à son rythme, en adaptant l’intensité à sa fatigabilité.

L’activité physique adaptée aide à préserver la mobilité, à entretenir la masse musculaire et à lutter contre la fatigue chronique. Marche, natation, vélo d’appartement, yoga ou simple gymnastique douce en position assise : chaque mouvement compte. L’important est la régularité plutôt que l’intensité.

Un point de vigilance concerne les corticoïdes, souvent prescrits lors des poussées. Leur usage répété fragilise les os, d’autant plus lorsque la mobilisation est réduite. D’où l’intérêt de combiner activité physique douce et suivi médical régulier pour limiter ce retentissement osseux.

Hydratation et prévention au quotidien

Boire suffisamment est un geste simple mais souvent négligé. Une bonne hydratation facilite le transit intestinal et réduit le risque d’infections urinaires, deux problèmes fréquents chez les personnes atteintes de SEP. Voici les repères à retenir :

  • 1,5 litre d’eau par jour minimum, à répartir sur la journée
  • Transit et infections urinaires : une hydratation suffisante les prévient
  • Limiter l’alcool : pas plus de 2 à 3 verres par jour

L’alcool apporte des sucres raffinés et favorise l’inflammation. Chez la femme, la limite recommandée est de 2 verres par jour ; chez l’homme, de 3 verres par jour. En pratique, moins c’est mieux, et l’eau reste la boisson de référence.

Le régime méditerranéen, référence santé pour la SEP

Parmi tous les modes alimentaires, le régime méditerranéen est le plus étudié scientifiquement pour la sclérose en plaques. Il associe une alimentation riche en aliments colorés à une véritable dimension plaisir, ce qui le rend facile à mettre en œuvre au quotidien.

Son principe est simple : à chaque repas, composer son assiette autour de céréales complètes, fruits et légumes. On y ajoute des matières grasses de qualité et on limite les produits transformés. Cette base équilibrée soutient l’organisme sans bouleverser vos habitudes.

Rassurez-vous : mieux manger ne veut pas dire se priver. Le régime méditerranéen laisse une large place aux saveurs et se partage volontiers en famille, un vrai atout pour tenir sur le long terme.

Les aliments anti-inflammatoires à privilégier au quotidien

L’inflammation de bas grade est l’un des mécanismes impliqués dans la sclérose en plaques. Sans qu’aucun aliment ne puisse à lui seul soigner la maladie, certains choix alimentaires contribuent à créer un terrain moins inflammatoire. Le principe est simple : remplir son assiette de végétaux colorés et d’oméga-3 avant de penser à ce qu’on retire.

Pour rendre les choses concrètes, voici les familles d’aliments à installer dans vos repas de la semaine.

Les végétaux colorés, base de l’assiette

  • Légumes et fruits colorés : varier les couleurs à chaque repas, au moins 5 portions par jour.
  • Légumes à feuilles vertes : épinards, brocolis, blettes, roquette, riches en antioxydants.
  • Poissons gras : saumon, sardines, maquereau, thon, à raison de 2 à 3 fois par semaine.
  • Huiles végétales : olive, colza, noix, lin, en assaisonnement plutôt qu’en cuisson forte.
  • Fruits à coque : une poignée de noix ou d’amandes par jour, nature et non salée.

Comment les intégrer sans se compliquer la vie

Ces aliments sont faciles à combiner dans des plats simples. Un poisson gras au four avec des légumes verts arrosés d’huile de colza couvre à lui seul plusieurs besoins. Ajoutez quelques noix sur une salade ou dans un yaourt nature, et vous avez un repas anti-inflammatoire sans avoir suivi de recette compliquée.

L’idée n’est pas de tout changer en une semaine, mais d’augmenter progressivement la part de végétaux et d’oméga-3 dans votre assiette. Chaque petit ajout compte, et les effets se construisent sur la durée, en complément du suivi médical.

Les aliments pro-inflammatoires à limiter dans son assiette

Certains aliments entretiennent une inflammation de bas grade qui peut aggraver la fatigue et les poussées. Les produits ultra-transformés (plats préparés, biscuits industriels, snacks) cumulent additifs, sucres rapides et graisses de mauvaise qualité : à réserver aux occasions rares.

Les viandes rouges et la charcuterie (jambon, saucisson, lardons) sont régulièrement pointées pour leur effet pro-inflammatoire. Même logique pour les céréales raffinées comme le pain blanc, le riz blanc ou les pâtes blanches, qui font grimper la glycémie rapidement. Privilégier leurs versions complètes.

Les sodas et boissons sucrées apportent des sucres raffinés sans aucun nutriment utile. Côté alcool, on reste sous 2 verres par jour chez la femme et 3 verres par jour chez l’homme, sans dépasser ces limites. Enfin, un excès de sel est un facteur prédisposant à surveiller : on limite les chips, plats industriels et on sale moins à table.